Ils ont été pris au piège lors de l’éboulement de terre sur ce site minier situé en terre centrafricaine le 17 août dernier, remettant au goût du jour, la question de l’extraction anarchique des ressources naturelles
Ils ont été pris au piège lors de l’éboulement de terre sur ce site minier situé en terre centrafricaine le 17 août dernier, remettant au goût du jour, la question de l’extraction anarchique des ressources naturelles
Dans un communiqué qu’il a signé ce 19 août 2026, le gouverneur de la région de l’est, Grégoire Mvongo révèle que quatre dépouilles de Camerounais décédés sur le site minier de Zamboi ont été transférés à Garou-Boulaï. « Selon les informations recueillies auprès de diverses sources, dont la consolidation se poursuit, cet accident aurait occasionné plusieurs pertes en vies humaines ainsi que de nombreux blessés, parmi lesquels figureraient des ressortissants camerounais. À ce stade, les dépouilles de quatre de nos compatriotes ont déjà été transférées à Garoua-Boulaï. »
« Un grave accident est survenu le mardi 18 août 2026, aux environs de 14 heures, sur un site d’exploitation aurifère situé dans le village centrafricain de Zamboi, localité frontalière du village camerounais portant la même dénomination. Les deux localités sont séparées par le fleuve Kadey, qui matérialise, à cet endroit, la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine », rappelle M. Mvongo.
Le gouverneur renseigne aussi que : « Face à cette situation, les autorités administratives ont immédiatement pris les dispositions nécessaires pour faciliter l’accueil et la prise en charge médicale des blessés qui viendraient à franchir la frontière en direction du Cameroun. Des mesures préventives ont également été arrêtées afin de parer à toute éventuelle atteinte à l’ordre public, notamment à la faveur des mouvements de personnes que ce drame pourrait occasionner dans la zone frontalière. » Les services compétents ont, en outre, été mobilisés en vue de recueillir et recouper les informations disponibles, d’identifier les victimes camerounaises et de suivre l’évolution de la situation de part et d’autre de la frontière.
La disparition des Camerounais, quoique sur un territoire étranger, soulève la question de l’exploitation des ressources naturelles, en général, et de l’or en particulier. Une exploitation qui, à cause d’un désordre voulu et organisé par certaines autorités, profite à une minorité plus qu’aux citoyens camerounais qui continuent de croupir dans la misère. Il n’y a que voir dans quelles conditions vivent les riverains des localités d’où sortent les tonnes, plutôt les kilogrammes d’or convoyés aux Emirats ou en Chine. Des familles, parfois ou souvent, parce qu’elles n’ont ni toit décent, ni eau, ni électricité, obligées de vivre avec moins d’un dollar par semaine, sacrifient des adolescents, avec leurs études et leur avenir dans les puits d’or, dans l’espoir de relever le défi de s’offrir un plat de feuilles de manioc au moins salé avec une boule de manioc. Les ressources naturelles s’épuisent mais que restera-t-il à ceux qui les ont longtemps protégées ?
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