A travers ses différents ouvrages, l’auteur fait de cette langue un instrument au service de l’éducation, de la cohésion sociale, de la gouvernance et de l’intégration panafricaine.
A travers ses différents ouvrages, l’auteur fait de cette langue un instrument au service de l’éducation, de la cohésion sociale, de la gouvernance et de l’intégration panafricaine.
Au Cameroun comme ailleurs en Afrique, la question des langues nationales reste souvent reléguée au registre du patrimoine culturel. Les ouvrages de Harouna Mahamat Sani prennent le contrepied de cette approche. À travers une production éditoriale structurée et engagée, l’écrivain et linguiste camerounais fait de la langue haoussa non seulement une langue à transmettre, mais surtout un outil essentiel au service de l’éducation, de la cohésion sociale, de la gouvernance et de l’intégration panafricaine.
Avec trois ouvrages sur le marché à date, il devient une figure incontestable dans le registre de l’éducation aux langues nationales. Le premier ouvrage, Jagoran Hausa – Manuel d’initiation à la langue haoussa, a été publié aux éditions Ilmi en 2025. Ici, l’auteur apporte une réponse concrète à l’absence d’outils pédagogiques modernes pour l’apprentissage de la langue haoussa. Conçu pour les débutants, les étudiants, les chercheurs ou encore les diplomates, l’ouvrage privilégie l’usage pratique et la communication quotidienne. Sa portée dépasse l’apprentissage linguistique. Selon l’auteur, « il s’agit d’un outil moderne qui contribue à démocratiser l’apprentissage du haoussa et faciliter sa transmission aux nouvelles générations ».
.jpeg)
Cette dimension éducative est renforcée par le Dictionnaire français–haoussa / haoussa–français, pensé comme un instrument durable pour les écoles, les universités, les médias et les institutions. En facilitant la traduction, l’enseignement et la recherche, l’ouvrage participe à la standardisation et à la modernisation du haoussa, condition essentielle pour son intégration dans les espaces formels du savoir.

Au-delà de l’éducation, Harouna Mahamat Sani explore la fonction sociale et politique de la langue. Dans La langue haoussa au Cameroun : vecteur d’identité et de cohésion sociale, paru aux éditions WL Kano en 2025, l’auteur analyse le rôle du haoussa comme langue transnationale ayant servi de pont entre communautés, régions et confessions religieuses, notamment dans les grands centres commerciaux et culturels du pays. L’ouvrage met en évidence une réalité selon laquelle les langues nationales peuvent être des instruments efficaces de paix sociale et de vivre-ensemble, à condition d’être reconnues et valorisées par les politiques publiques. Cette volonté de rapprocher la langue des sphères institutionnelles se manifeste également dans Paul Biya – Jagoran Sabon Sauyi, une biographie et une sélection de discours présidentiels traduits en langue haoussa.

La portée des ouvrages de Harouna Mahamat Sani dépasse toutefois le cadre national. Avec Le haoussa, langue de travail de l’Union africaine : opportunité stratégique pour l’Afrique et la ZLECAf publié récemment aux éditions WL Kano, l’auteur inscrit le débat dans une perspective résolument panafricaine. S’appuyant sur des données démographiques, médiatiques et économiques, il plaide pour l’adoption du haoussa comme langue de travail de l’Union africaine, aux côtés du kiswahili.
« À travers ces ouvrages, je défends une conviction : les langues africaines ne sont pas seulement des héritages culturels, mais des outils stratégiques pour l’éducation, la diplomatie, la paix et le développement. Mes ouvrages s’inscrivent dans une dynamique panafricaine visant à repositionner la langue haoussa comme une langue de savoir, de gouvernance et de rayonnement international », conclut l’auteur.
Like
Dislike
Angry
Sad
Funny
Wow
Travaux scientifiques : comment améliorer l’utilisation des résultats coince
21/09/2024Plan d’occupation des sols : Arme contre l’accaparement des terres
30/03/2024Ce site nécessite l'autorisation de cookies pour fonctionner correctement.

Commentaires 0