La troisième édition de la Campagne d’accès à l’avortement sécurisé (CASA) entend renforcer le plaidoyer et la mobilisation autour des droits à la santé sexuelle et reproductive.
La troisième édition de la Campagne d’accès à l’avortement sécurisé (CASA) entend renforcer le plaidoyer et la mobilisation autour des droits à la santé sexuelle et reproductive.
Le train de la troisième édition de la Campagne d’accès à l’avortement sécurisé (CASA) est en marche depuis le 26 septembre, avec quinze jours consacrés au plaidoyer et à la mobilisation autour de cette question.
Lancée le 28 septembre, cette initiative du Mouvement ODAS, de ses partenaires et de ses alliés repose sur plusieurs axes : plaidoyer, mobilisation communautaire, production de contenus et de connaissances, valorisation des initiatives des membres et renforcement des collaborations régionales.
La campagne entend porter une voix régionale fondée sur les évidences et les engagements de l’Afrique francophone, dans un contexte marqué par des crises sécuritaires, humanitaires et politiques, des inégalités d’accès aux soins et une intensification des discours anti-droits.
L’Afrique francophone présente des réalités diverses, mais la mobilisation en faveur des droits à la santé sexuelle et reproductive reste présentée comme nécessaire.
La majorité des pays africains sont parties prenantes de conventions, de traités et d’accords internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme. C’est notamment le cas du Protocole de Maputo, protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, présenté comme un instrument destiné à renforcer la dignité des femmes.
Cependant, son application demeure incomplète dans plusieurs pays.
Au Cameroun, certains aspects du Code pénal reconnaissent notamment le droit à l’avortement médicalisé pour une femme portant une grossesse issue d’un viol ou une grossesse susceptible de mettre en péril sa santé.
Le texte souligne toutefois que les prestataires de soins restent dans l’attente de mesures leur permettant de rendre ce service aux personnes éligibles sans s’exposer à un préjudice.
Dans le même temps, l’article 337 du Code pénal prévoit des sanctions contre la femme qui provoque son propre avortement ou y consent, ainsi que contre celui qui le pratique.
Selon les chiffres cités dans l’article, 25 % des décès maternels au Cameroun seraient liés aux complications des avortements non sécurisés. Le texte indique également que 258 Camerounaises décèdent encore pour 100 000 femmes en donnant la vie.
L’objectif affiché est de parvenir à 70 décès pour 100 000 femmes, conformément à l’objectif évoqué pour 2015 dans le cadre des Objectifs de développement durable. Le bilan attendu en 2030 permettra de mesurer l’évolution de ces indicateurs.
À travers la CASA, qui doit s’achever le 10 octobre, le Mouvement ODAS, ses partenaires et ses alliés entendent contribuer à faire évoluer la situation.
En plus des actions sur les réseaux sociaux et les autres espaces d’information, deux webinaires doivent ponctuer la campagne. Le deuxième est prévu le 9 octobre et sera animé par IPAS.
Les organisateurs invitent par ailleurs à renseigner toute activité organisée dans le cadre de la CASA sur la plateforme dédiée à la déclaration des activités de terrain.
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