Dans un communiqué signé le 9 mars, le président de cette organisation de la société civile œuvrant dans la lutte contre la corruption répond aux déclarations de Me Akere Muna.
Dans un communiqué signé le 9 mars, le président de cette organisation de la société civile œuvrant dans la lutte contre la corruption répond aux déclarations de Me Akere Muna.
« La lutte contre la corruption ne saurait se limiter à de simples déclarations d'intention. Elle exige un engagement technique réel, l'audit des procédures et la vigilance citoyenne. »
C’est en ces termes que le président de Transparency International Cameroon (TI-C), le magistrat Me Njoh Manga Bell Henri, a rappelé la position de cette organisation.
Réagissant, dans une correspondance datée du 9 mars, aux récentes déclarations de Me Akere Muna, ancien bâtonnier et ancien président de TI-C, relatives aux échanges entre Transparency International Cameroon et la Société nationale des hydrocarbures (SNH), l’actuel président de l’organisation a tenu à apporter des clarifications sur la nature de cette collaboration.
Il souligne que cette démarche s'inscrit dans la mission de TI-C de promotion de l’intégrité et de la bonne gouvernance au Cameroun.
Selon le communiqué, la SNH a sollicité l’expertise de Transparency International Cameroon pour la réalisation d’un diagnostic de gouvernance. Cette initiative s’inscrit dans plus de 25 années d’engagement de TI-C dans la promotion de la transparence.
L’organisation rappelle avoir déjà accompagné plusieurs institutions publiques et entreprises à travers des audits de procédures et des programmes de renforcement des capacités.
Le président de TI-C insiste également sur l’indépendance absolue de l’organisation dans toutes ses collaborations.
« Toute collaboration avec une entité publique ou privée est strictement conditionnée par le respect des protocoles de Transparency International, garantissant une autonomie totale de jugement », précise-t-il dans le document.
S’agissant de l’affaire Glencore, TI-C souligne que la volonté de réforme exprimée par la SNH ne saurait interférer avec les procédures judiciaires en cours. L’organisation réaffirme son exigence que toute la lumière soit faite sur l’ensemble des allégations de corruption.
Par ailleurs, Transparency International Cameroon rappelle qu’elle demeure une organisation de la société civile régie par ses organes statutaires. À ce titre, les prises de position de certaines personnalités n’ayant plus de responsabilités exécutives ou délibératives, comme Me Akere T. Muna, ne sauraient engager la ligne stratégique de la section nationale.
Enfin, TI-C appelle ses membres, ses partenaires et l’opinion publique à la sérénité. L’organisation réaffirme rester concentrée sur son objectif fondamental : contribuer à la transformation des institutions camerounaises pour une gestion transparente et responsable des ressources publiques.
Dans un communiqué daté du 5 mars, Me Akere Muna – qui rappelle son rôle dans l’adhésion du Cameroun à l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) ainsi que la présence de TI-C au comité de cette initiative – affirme n’avoir eu aucune connaissance de l’existence, du cadre, des objectifs ou d’un éventuel financement d’une collaboration entre Transparency International Cameroon et la SNH.
L’ancien bâtonnier dit être préoccupé par les enjeux de gouvernance et de transparence dans le secteur extractif, notamment au regard des révélations et des procédures internationales liées au scandale Glencore. Il souhaite la tenue d’une assemblée générale extraordinaire afin de clarifier publiquement tout engagement avec la SNH, dans le respect des principes de transparence et d’indépendance de l’organisation.
Pour rappel, en 2022, l’entreprise anglo-suisse de négoce Glencore a reconnu devant la justice américaine avoir corrompu des agents de l’État dans plusieurs pays africains, dont au Cameroun auprès de la SNH et de la Sonara, pendant plusieurs années.
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