L’insécurité est aussi l’un des défis qui pourraient planer sur la nouvelle saison cynégétique lancée le 5 mars dernier à Garoua, par le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo.
L’insécurité est aussi l’un des défis qui pourraient planer sur la nouvelle saison cynégétique lancée le 5 mars dernier à Garoua, par le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo.
« La nouvelle saison cynégétique s’ouvre dans un contexte marqué par des défis persistants dans plusieurs aires protégées, aussi bien les parcs nationaux que les zones d’intérêt cynégétique. Il s’agit notamment de :
la recrudescence du braconnage,
l’insécurité dans certaines localités, avec pour conséquence directe l’abandon de certaines zones et la perte d’une partie des recettes potentielles de la chasse sportive,
l’orpaillage clandestin avec ses conséquences désastreuses sur les écosystèmes,
les pressions liées à l’expansion agricole, à la transhumance et à l’occupation anarchique des terres,
les effets du changement climatique sur les habitats et les cycles biologiques.
Ces contraintes impactent la performance du sous-secteur et réduisent son potentiel économique », a déclaré le ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), Jules Doret Ndongo, lors de la cérémonie d’ouverture de la saison cynégétique 2026 à Garoua, dans la région du Nord Cameroun.
Cet état de choses confirme les méfaits du rapprochement des populations et de leurs activités quotidiennes avec les espaces réservés à la conservation des ressources naturelles.
Pourtant, géré rationnellement et durablement, le sous-secteur forêt-faune génère des richesses capables de contribuer à la valorisation durable des ressources nationales et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Les ressources forestières et fauniques constituent un patrimoine national qui doit être exploité de manière rationnelle, transparente et profitable aux générations présentes et futures », a soutenu le ministre.
Il a également rappelé que la gestion durable des ressources fauniques est une responsabilité collective.
« La gestion durable des ressources fauniques est une responsabilité inclusive qui requiert intégrité, collaboration et fermeté dans l’application des textes en vigueur, afin de renforcer la contribution de l’activité cynégétique à l’économie nationale et au développement socio-économique des populations riveraines des zones de chasse. »
Cette orientation s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui fait du secteur rural et environnemental un pilier de la transformation structurelle de l’économie camerounaise.
Le ministre a indiqué que les activités de chasse sportive connaissent une reprise progressive après la pandémie de Covid-19, qui avait entraîné une baisse des recettes et un affaiblissement des économies locales liées à cette activité.
Les recettes ont ainsi connu une évolution notable :
398,7 millions FCFA lors de la saison 2020-2021,
701,7 millions FCFA en 2021-2022,
702 458 164 FCFA en 2022-2023,
1 041 151 992 FCFA en 2023-2024.
En remerciant les différents acteurs pour leur contribution, Jules Doret Ndongo a précisé que les communes et les communautés riveraines ont bénéficié d’environ 116 275 620 FCFA au titre des redevances fauniques pour la saison 2024-2025.
Ce montant est toutefois en baisse par rapport aux 130 269 633 FCFA enregistrés lors de la saison 2023-2024, soit une diminution de 13 994 013 FCFA, principalement due à l’abandon de certains sites de chasse.
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