Coordonné par le Cirad, en collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement, ce projet de trois ans visait la prévention desdites pathologies par des systèmes de surveillance durables et économiquement viables, entre autres.
Coordonné par le Cirad, en collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement, ce projet de trois ans visait la prévention desdites pathologies par des systèmes de surveillance durables et économiquement viables, entre autres.
Le monde en général, et l’Afrique, en particulier, croupit sous le poids des maladies émergentes et ré-émergentes. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS) les zoonoses, maladies transmises à l’homme par les animaux vertébrés, constituent et constitueront encore une menace de santé mondiale. Surtout à cause de la destruction avancée des habitats de la faune sauvage, 200 pathologies zoonotiques pourraient, si rien n’est fait, perturber la vie sur la planète ; et après les ravages humains de la pandémie à coronavirus, les questions se posent sur ce à quoi ressemblera la prochaine crise sanitaire.
Le lancement du projet Afrique-Cambodge (Africam) qui a réuni 130 personnes en 2023 vient comme réponse à cette interrogation. Il était question de la présentation des activités transversales et des échanges entre les 34 partenaires des 5 pays. Africam, clôturé à Yaoundé le 27 mars dernier et coordonné par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), en collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Agence française de développement (AFD), est une piste pour prévenir l’émergence des maladies grâce à des systèmes de surveillance durables et économiquement viables, et plus globalement en construisant des socio-écosystèmes résilients.
Plusieurs pays ont accueilli diverses activités. Des enquêtes et prélèvements dans la population canine ainsi que des études socio-épidémiologiques pour comprendre la perception des communautés locales face aux risques liés à la faune sauvage et un plan d’action pour la mise en place d’un système de surveillance intégrée, ont eu lieu à Madagascar.
Au cours desdites échanges, l’on apprendra que : « Au Sénégal, a indiqué le Dr. Khadidja, point focal Africam à Dakar, le projet a été coconstruit avec les partenaires à tous les niveaux, du national au local. Les communautés jouent un rôle important dans le projet AfriCam, notamment dans sa mise en œuvre au niveau des départements de Dagana et Kedougou, site d’étude du projet AfriCam ». « Au Cameroun, le projet AfriCam va renforcer les capacités de détection rapide des pathogènes émergents, selon Élisabeth Dibongué, point focal d’AfriCam au Cameroun. Ça démarre par une forte collaboration entre tous les niveaux de la pyramide sanitaire et administrative et dans tous les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de la santé environnementale. »

Cheffe de projet à l’AFD, Marie Edan a relevé que : « Le projet AfriCam porte un vrai défi institutionnel de faire travailler ensemble les acteurs de secteurs publics, associatifs ou de recherche et qui sont réunis autour d’un objectif comme, celui de la prévention des pandémies d’origine zoonotique. Cela nécessite donc un dialogue constant entre les acteurs pour que les résultats de la recherche puissent se traduire en politiques publiques ».
One Health
Selon le communiqué de presse reçu par Sciences Watch Infos, le projet Africam représente la première tranche du PREZODE in action in global South (PREACTS) qui vise à prévenir l’émergence des zoonoses au travers de la construction des socio-écosystèmes résilients et des systèmes de surveillance des maladies zoonotiques, durables et économiquement viables. Cinq pays sont concernés pour une période de trois ans avec une réponse aux besoins nationaux par le renforcement des connaissances sur les risques d’émergences des zoonoses à l’interface humain-animal-écosystème, identifier, surveiller et réduire ces risques en développant, avec les acteurs de première ligne, des stratégies de surveillance à l’échelle locale, comprendre les inégalités de genre dans l’émergence des maladies zoonotiques afin de mieux les prendre en compte dans les stratégies de prévention et de réduction des risques - Renforcer les capacités de gestion des risques au niveau des territoires, en appuyant les acteurs et initiatives locales existantes- Renforcer les capacités et l’inclusion des organisations locales en s’appuyant sur les sciences participatives et la mise en place d’un dialogue permanent entre sciences-société-politique- Renforcer les partenariats et promouvoir les collaborations entre initiatives et secteurs, en s’appuyant sur les outils existants et/ou développés dans le cadre d’autres projets - Renforcer les capacités de gestion des risques au niveau des territoires, en appuyant les acteurs et les initiatives locales existantes
Renforcer les capacités et l’inclusion des organisations locales en s’appuyant sur les sciences participatives et la mise en place d’un dialogue permanent entre sciences-société-politique
Renforcer les partenariats et promouvoir les collaborations entre initiatives et secteurs, en s’appuyant sur les outils existants et/ou développés dans le cadre d’autres projets. Les différentes plateformes One Health déjà existantes dans des pays concernés par le projet sont fortement impliquées dans sa mise en œuvre.
Au niveau global, après les diverses phases de contractualisation entre les partenaires, le Comité d’animation scientifique et transversale a formalisé les thématiques transversales qui seront développées entre les pays.
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