Ce budget permettra essentiellement d’accentuer les contrôles pour sécuriser les recettes publiques en matière de métaux précieux.
Ce budget permettra essentiellement d’accentuer les contrôles pour sécuriser les recettes publiques en matière de métaux précieux.
Le Secrétariat permanent du Processus de Kimberley (SNPK) a tenu le 23 janvier dernier son Comité dédié à l’adoption de son budget pour le compte de l’année 2026. Celui-ci s’élève à 1 milliard 800 millions FCFA. Selon le Secrétaire Permanent, Daniel Mackaire Eloung Nna, ce budget vise à développer les activités de production et de renforcer les activités de contrôle de la production de diamant brut et de l’or au Cameroun. Ceci, afin de mieux capter les revenus générés par l’exploitation des ressources minières.
L’une des orientations majeures du comité porte sur une présence accrue du Processus de Kimberley tout au long de la chaîne, depuis les sites d’extraction jusqu’aux points de sortie du territoire. En collaboration avec la Société nationale des mines (Sonamine), l’objectif est de disposer de données plus fiables sur les volumes produits et exportés. Une meilleure visibilité qui doit permettre à l’État d’anticiper les recettes attendues d’un secteur encore marqué par l’informalité et les circuits parallèles. Cette stratégie s’inscrit dans un contexte régional où la contrebande reste un défi majeur.
Toutefois, les résultats de l’année écoulée sont encourageants. Une embellie a été enregistrée au niveau de la production de diamant brut, portant la production à 15 382,37 carats pour une valeur de 137,817 millions FCFA et des exportations de 17 166,02 carats pour une valeur de 109,912 millions FCFA. 13 certificats d’exportation ont été délivrés, pour un total de 12 exportations réalisées. Le taux de recouvrement des ressources est de 99,91%, soit 1,279 milliards Fcfa et un taux global de consommation de des ressources recouvrées de 97,22%.
Pour ce qui est des métaux précieux, si le diamant bénéficie aujourd’hui d’un encadrement plus strict, le SNPK observe un décalage croissant entre les quantités d’or exportées par les pays producteurs et celles déclarées à l’arrivée. « Le renforcement des contrôles sur le diamant a déplacé les pratiques frauduleuses vers l’or, devenu plus attractif pour les réseaux de contrebande », reconnaît le Secrétaire permanent du SNPK, rappelant que le Cameroun est directement concerné par ce phénomène.
Face à ces enjeux et pour une bonne exécution de leurs tâches, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, par ailleurs président du Comité, recommande que la structure devienne un acteur principal de la traçabilité des métaux précieux et semi-précieux. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de traçabilité apparaît donc comme une réponse importante. Le SNPK fait face à de nombreuses difficultés, dont l’obsolescence de certains de ses textes organiques et de certains équipements, ainsi que le niveau élevé des droits de douanes sur l’exportation des diamants bruts.
Like
Dislike
Angry
Sad
Funny
Wow
Travaux scientifiques : comment améliorer l’utilisation des résultats coince
21/09/2024Plan d’occupation des sols : Arme contre l’accaparement des terres
30/03/2024Ce site nécessite l'autorisation de cookies pour fonctionner correctement.

Commentaires 0