Le sinistre en cours dans ce département de l’Extrême-nord déjà fait onze morts plus de 100.ààà hectares de cultures détruites, 950 familles déplacées. Des dégâts qui auraient pu être minimisés si les prévisions météorologiques avaient été prises en compte
Les populations du département de Mayo-Danay dans la région de l’Extrême-nord peuvent espérer voir le calvaire causé par les inondations diminuer. Une enveloppe de 350 millions de francs Cfa, soit 592.000 dollars américains sera débloquée pour leur assistance ; un don du Président de la République Paul Biya. Cette aide vient s’ajouter aux moyens mobilisés par la solidarité agissante de l’élite de ce département.
Des gestes qui vont permettre de gérer les secours d’urgence en termes de matériel de couchage (matelas, couvertures, tentes) ainsi que des denrées alimentaires. 53 sites de recasement ont été apprêtés. La vie a basculé en cauchemar pour des habitants des 11 arrondissements du Mayo-Danay, affectés par cette catastrophe dans leur entièreté même si la situation est plus déplorable dans quatre d’entre eux : KaÎkaï, Maga, Vélé et Yagoua qui a enregistré le 12 septembre, l’affaissement du principal pont qui relie non seulement les différents quartiers de cette ville, mais aussi, Yagoua à Pouss-Tékélé-Zina-Kousseri.
11 décès, 950 familles déplacés, plus de 120.000 hectares de champs détruits, plus de 100 écoles inaccessibles, plus de 10 lycées inondés, comme renseigne le bilan provisoire des autorités administratives de Yagoua. Des établissements scolaires.
La mobilisation des membres du gouvernement, des organisations humanitaires et des forces vives de ce département et de l’Extrême-nord peut déjà témoigner de la gravité des conséquences à l’avenir de ces inondations. La zone se compte parmi celles régulièrement menacées par des maladies telles que le choléra et le paludisme. Et Manaouda Malachie, présent sur le terrain pour un bilan de santé, a prescrit un certain nombre de mesures d’urgence pour minimiser les impacts d’éventuels épidémie. Notamment le renforcement des capacités des agents de santé communautaires, la disponibilité des intrants pour la potabilisation de l’eau et des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Milda).
Seulement, pour paraphraser le Président de la République, même s’il n’est pas possible de déjouer un phénomène naturel de cette envergure, il est néanmoins possible de limiter ses dégâts. Paul Biya se prononçait sur les inondations historiques de 2012 qui avaient fait des ravages dans les régions du nord et de l’Extrême-nord. Il avait alors pris l’engagement de faire doter le Cameroun des ressources nécessaires pour des alertes sur les évènements climatiques.
A ce jour, l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) et la Direction nationale de la météorologie (Dnm) produisent habituellement des bulletins saisonniers sur le climat à partir des outils internationalement reconnus. Il est donc important que des moyens d’appropriation de ces informations soient développés à tous les niveaux pour organiser des actions d’évacuations des zones à risques quand cela s’impose. Le ministre de la Communication a invité les populations à respecter les mesures d’urbanisation. Tout ceci nécessite une sensibilisation et une éducation de la part des autorités en place.
Commentaires 0