C’est ce que rapportent les 19 études réalisées en 2024 dans six zones d’écosystèmes forestiers du continent avec la supervision du Forum forestier africain.
Par la Rédaction avec l’AFF
C’est ce que rapportent les 19 études réalisées en 2024 dans six zones d’écosystèmes forestiers du continent avec la supervision du Forum forestier africain.
Par la Rédaction avec l’AFF
La pression humaine sur les forêts n’est plus à démontrer.
Les résultats des études multi-pays réalisées avec le concours du Forum Forestier Africain (AFF) avec le soutien de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida) montrent que :
« les économies forestières africaines, les systèmes de connaissances autochtones et traditionnelles, ainsi que les nouvelles chaînes de valeur vertes, contribuent déjà à transformer les moyens de subsistance et à renforcer la résilience climatique au sein des paysages riches en biodiversité du continent. »
L’AFF est une organisation non gouvernementale panafricaine basée à Nairobi, au Kenya ayant pour objectif l’amélioration des moyens de subsistance des populations et le renforcement de la stabilité environnementale.
Une femme collecte des produits forestiers à Édéa, au Cameroun, illustrant l’importance continue des écosystèmes forestiers pour le soutien des moyens ruraux, la sécurité alimentaire et le développement des chaînes de valeur locales à travers l’Afrique.
« Les forêts africaines entrent dans une phase de transition critique. Les pressions environnementales et économiques s’intensifient, mais de nouvelles données mettent également en évidence des opportunités croissantes pour une croissance plus verte, une meilleure résilience et des économies, particulièrement en milieu rural », indique le Forum forestier africain.
« Les forêts continuent de subir les effets de la déforestation, du changement climatique et de la demande croissante de ressources naturelles, tout en devenant un élément central des nouvelles trajectoires de développement vert », rappelle l’AFF.
Plus de 245 millions de personnes en Afrique dépendent des forêts paysages arborés qui couvrent environ 624 millions d’hectares, soit près de 23 % de la superficie terrestre de ce continent, les forêts et les paysages arborés soutiennent plus de 245 millions de personnes.
Leur nourriture, leur énergie, leurs médicaments et leurs revenus sont tirés de ce milieu, menacé par la surexploitation, le changement climatique et d’autres activités anthropiques.
Les études de l’AFF ont concerné les forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest, l’Afro montagne orientale, les forêts côtières d’Afrique de l’Est, le Maputaland-Pondoland-Albany, Madagascar et les îles de l’océan Indien, ainsi que la Corne de l’Afrique.
Elles se sont intéressées à comment les systèmes de gouvernance, les chaînes de valeur, les systèmes énergétiques et les connaissances autochtones peuvent être mieux harmonisés afin de renforcer la gestion forestière au service de la résilience climatique et du développement durable.
« Les forêts africaines ne sont plus seulement une priorité de conservation ; elles constituent désormais une solution économique et climatique. Avec une meilleure coordination et des investissements appropriés, elles peuvent stimuler une croissance inclusive tout en renforçant la résilience face au changement climatique », a déclaré le Professeur Labode Popoola, Secrétaire exécutif de l’AFF.
Les résultats présentent une situation marquée par des progrès inégaux et un potentiel considérable encore inexploité.
Il ressort aussi que :
« l’Afrique dispose d’une base politique solide pour la gestion durable des forêts, appuyée par les grands accords environnementaux mondiaux tels que la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Cadre de gestion durable des forêts de l’UA pour l’Afrique (2020-2030) et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD). Ces cadres intègrent de plus en plus les enjeux forestiers, la biodiversité, l’action climatique et la restauration des terres, ce qui traduit une cohérence croissante à l’échelle nationale », selon les résultats des études.
« Cependant, le principal défi ne réside plus dans la conception des politiques, mais dans leur mise en œuvre. Les progrès restent freinés par la fragmentation institutionnelle et la faiblesse de la coordination entre les secteurs de la foresterie, de l’agriculture et d’autres types d’utilisation des terres, de l’énergie, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de la biodiversité », poursuit l’analyse de l’AFF.
^pour améliorer ces résultats il faut :
Ensemble, ces éléments sont essentiels pour transformer les engagements politiques en résultats tangibles à l’échelle des paysages.
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