Enseignant au Département d’informatique de l’Université de Yaoundé I et par ailleurs président de la Cameroon Artificial Intelligence Society, il pense que le Cameroun peut titiller l’Occident en matière d’IA, si les compétences sont accompagnées.
Enseignant au Département d’informatique de l’Université de Yaoundé I et par ailleurs président de la Cameroon Artificial Intelligence Society, il pense que le Cameroun peut titiller l’Occident en matière d’IA, si les compétences sont accompagnées.
Quel est le rôle de la société savante dans la tenue de cette école et comment celle-ci s’aligne-t-elle avec vos activités ?
La Société savante, Cameroon Artificial Society (CAIS) veut créer une connexion entre les savants, les chercheurs et les scientifiques et les étudiants pour réduire le gap entre la recherche et la société. Revenant sur l’école, notre rôle est de chercher des scientifiques capables de transmettre à nos étudiants, à nos instruits, à nos travailleurs cette connaissance qui est pour le moment développée de l’autre côté. Notre souci c’est de combler le gap, que le Cameroun ne soit pas à la traîne, qu’il fasse partie des porteurs de supports, de la technologie à la fin de l’école qu’on fournisse aux étudiants et entreprises camerounais, la connaissance qu’il faut dans l’intelligence artificielle.
En tant qu’association d’experts en IA, quelle est votre appréciation sur le niveau des étudiants camerounais dans ce domaine et de manière spécifique en IA générative ?
Si l’on fait le parallèle, l’on sait que le sous-sol camerounais est riche ; et nos étudiants ont aussi beaucoup d’intelligence, il faut qu’on aille la chercher, qu’on développe cette intelligence-là. Le Cameroun regorge de beaucoup de talents, il faut faire émerger ces talents-là. La société veut montrer aux dirigeants que nous avons des talents qu’il faut simplement développer. Les formations en IA sont dispensées un partout et quand vous regardez même les thèmes utilisés cette année dans les écoles primaires, le mot intelligence artificielle revient. On a un vivier qui peut être exploité pour développer l’IA au Cameroun, il faut l’aider à se déployer.
Pensez-vous que l’école peut aider à combler ce gap que vous décriez ?
Combler le gap à 100%, ce n’est pas possible. Sinon, les sociétés occidentales devaient arrêter de travailler. Si nous parvenons à quitter le fossé de 20 actuel pour atteindre 30, 50%, on dira que c’est une bonne chose. On va combler le gap avec l’école et les formations que nous dispensons quotidiennement vont faire que le Cameroun soit à un niveau acceptable. Le niveau intellectuel du Camerounais challenge très bien le niveau occidental.
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