C’est l’une des leçons apprise du panel de Haut niveau animé par six experts le 25 juin dernier à Yaoundé pendant l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de cet espace.
C’est l’une des leçons apprise du panel de Haut niveau animé par six experts le 25 juin dernier à Yaoundé pendant l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de cet espace.
A la question de savoir quelles sont les priorités des bailleurs de fonds en matière de financements du changement climatique ? Yaoui Kogibe, de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) répond que les banques s’appuient sur les priorités et les demandes des pays. Cet expert de la BOAD était un des six membres du panel de haut niveau sur « la durabilité des résultats des projets et programmes de gestion hydro-climatique et de résilience climatique », modéré par Maïgari Aïchatou de la GIZ Niger. Le panel était une articulation de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Autorité du Bassin du Niger. Atelier qui s’est déroulé du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, au Cameroun, en présence des représentants des neuf pays entité régionale avec la facilitation du Pr Patrice Bigombé Logo, enseignant à l’université catholique d’Afrique centrale, entre autres.
Pour les neuf pays du Bassin du Niger, assurer la sécurité hydrique est une bravade cruciale qu’il faut relever pour garantir la quiétude des populations. L’eau, source de vie, se muant parfois en source de conflit et même en source de mort.
Ce ne sont donc pas des projets pour régler la question de l’accès à cette ressource qui manquent. Sauf que quelques temps après l’exécution d’un projet, le problème censé avoir été résolu ressurgit. « Il est arrivé déjà d’aider les populations à avoir accès à l’eau, de résoudre les problèmes de maladies hydriques mais quelques temps après, retomber dans les mêmes difficultés. Alors dans quelles conditions peut-on parler de durabilité d’un projet pour une population ? » s’interroge Armand Kocou Houanye, le Secrétaire exécutif (SE) de l’Autorité du Bassin du Niger, en qualité de président du panel.
Dans l’ensemble, l’on soutien qu’il faut pouvoir amener la communauté bénéficiaire à continuer la gestion du projet sans interruption, prendre en compte les impacts socio-environnementaux, économiques. La recette proposée par Armand Kocou Houanye est que : « Lorsqu’on met en place un projet pour résoudre un problème, la réponse doit résister au temps, les résultats doivent avoir les effets escomptés, s’assurer, des années plus tard, le problème qui a nécessité l’investissement a régressé », indique le SE de l’Autorité du Bassin du Niger. Quelques points sont essentiels pour maintenir les résultats et les activités d’un projet après la fin du financement. Impliquer les institutions nationales et locales (communes, ministères de tutelle, etc.) assurer le transfert des techniques et de la technologie (renforcement des capacités des acteurs locaux pour la continuité, disponibilité de la main d’œuvre qualifiée et des pièces de rechange), prendre en compte la préservation de l’environnement (comment le projet contribue à améliorer le disponibilité de l’eau et comment il ne cause pas des impacts négatifs dans le milieu) et les besoins des femmes, identifier les difficultés, proposer une plan d’action pour les relever, assurer le suivi et évaluation, éviter que la durabilité soit assurer de l’extérieur, les prix doivent intégrer les coûts de gestion (pouvoir obtenir des lignes budgétaires), être en phase avec les mécanismes du milieu.
Dans sa vision pour son émergence en 2030, le Cameroun a adopté la Stratégie nationale de développement (SND30). Sur ce document, a rappelé Guy Debok, le Directeur national de l’ABN au Cameroun, s’adosse les mesures d’adaptation et d’atténuation du changement climatique. L’accès à l’eau, ou alors la sécurité hydrique reste une priorité pour le pays. Il a encouragé la poursuite des investissements dans l’architecture de collecte, de traitement et du partage des données.
Fatma Zennou, spécialiste en genre, elle également, panéliste, s’est appesantie sur l’importance de prendre en compte le succès des initiatives ayant intégré l’approche genre.
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