La pénurie du liquide vital au Cameroun inquiète plus d’un dans un pays où les donneurs volontaires sont rares.
La pénurie du liquide vital au Cameroun inquiète plus d’un dans un pays où les donneurs volontaires sont rares.
Une image relayée et assez commentée sur les réseaux ; celle d’un pasteur prénommé Rodrigue accusant la responsable d’un service d’oncologie d’une formation hospitalière de Yaoundé d’avoir refusé de fournir une poche de sang pour sauver la vie de sa fille ; laquelle fille est malheureusement décédée.
Le cas de cette enfant a été relayé ; mais il n’est pas le seul. Chaque jour qui passe est un calvaire de plus pour des patients, leurs familles et le personnel hospitalier face à une urgence de santé difficile à résoudre. Il y a quelques jours, les responsables de l’hôpital Central de Yaoundé (HCY) ont ouvertement signifié que la situation crique dans laquelle se trouve la banque de sang se trouve de cette structure hospitalière. Sur sa page Facebook, le 24 mars 2026 un message indiquait que le « stock quasi nul ».
Le Cameroun a besoin d’environ 400 000 poches de sang par an. Mais, le message du 24 mars dernier affirme que « moins du quart de cette demande est couverte ». Les espoirs des autorités sanitaires reposent sur les dons volontaires qui, eux aussi, ne résolvent toujours pas le problème. Seulement 165 708 poches ont été collectées en 2024, à peine 40 % de la demande, malgré une amélioration par rapport à 2022, où 147 034 poches ont pu être collectées, représentant 36,8 % des attentes sur le plan national. L’une des faiblesses du système de don de sang est qu’au lieu des donneurs volontaires, ceux qui se prêtent à l’exercice sont souvent des proches des malades. Malgré la sensibilisation, le don de sang volontaire bute sur les croyances socio-culturelles et religieuses. Et même parfois, le sang collecté n’est pas utilisable à cause de la contamination par des germes vecteurs des maladies transmissibles.
En 2022, dans le cadre de l’amélioration de la situation de pénurie permanente une stratégie visant la promotion du don de sang volontaire et non rémunéré a été élaborée par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Celle-ci tarde à porter des fruits alors que le Cameroun compte près de 473 formations sanitaires où est offert le service de transfusion sanguine.
Cependant, le Cameroun, qui a validé un nouveau plan stratégique national pour la période 2025-2030, a bénéficié de l’appui de l’OMS, pour son Projet de renforcement du système national de transfusion sanguine (PRESYNATS), financé par la Banque islamique de développement (BID). Projet qui vise à renforcer la gouvernance, la sécurité des produits sanguins, l’hémovigilance et la décentralisation du CNTS afin d’atteindre l’autosuffisance en produits sanguins sécurisés.
La norme fixée par l’OMS pour l’autosuffisance en matière de transfusion sanguine est comprise entre 1 à 3 % de sa population en unités de sang. Le Cameroun reste encore loin des quelque 400 000 unités, environ 1,65 % qu’il s’est fixé pour sa population.
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