Les travaux des 73 experts publiés ce 11 juin 2026 prédisent le pire si des financements conséquents ne sont pas affectés à la cause du climat.
Par La Rédaction avec TV5
Les travaux des 73 experts publiés ce 11 juin 2026 prédisent le pire si des financements conséquents ne sont pas affectés à la cause du climat.
Par La Rédaction avec TV5
Le réchauffement planétaire s'intensifie et la montée des eaux s'accélère, alerte jeudi un groupe de scientifiques du climat de premier plan, qui craignent en outre la disparition de plusieurs systèmes d'observation du climat en raison de choix budgétaires et "géopolitiques".
Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays - dont plusieurs auteurs du GIEC, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU - ont mis à jour 12 indicateurs clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans.
"Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants",
souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du GIEC.
Mais ils sont aujourd'hui :
"fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques"
ou
"portant sur les financements publics",
a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du GIEC.
En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39°C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37°C attribuable à l'homme, estiment les chercheurs.
Avec un rythme de 0,27°C de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la
"rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour",
note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data.
Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies.
Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs : des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record ; et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules.
Certes,
"certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit",
est-il rapporté.
Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015.
Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts.
"Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible",
résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France.
Like
Dislike
Angry
Sad
Funny
Wow
Travaux scientifiques : comment améliorer l’utilisation des résultats coince
21/09/2024Plan d’occupation des sols : Arme contre l’accaparement des terres
30/03/2024Ce site nécessite l'autorisation de cookies pour fonctionner correctement.

Commentaires 0