Les difficultés d’accès à ces deux régions du Cameroun en crise depuis 2016, pourraient en faire des réservoirs de certaines épidémies et exposer le pays aux maladies infectieuses, de l’avis de certains experts.
Les difficultés d’accès à ces deux régions du Cameroun en crise depuis 2016, pourraient en faire des réservoirs de certaines épidémies et exposer le pays aux maladies infectieuses, de l’avis de certains experts.
Le Cameroun a lancé officiellement la campagne de vaccination contre la variole du singe (MPOX) le 11 avril 2026 à l’hôpital Laquintinie de Douala (considérée comme épicentre de cette épidémie).
La vaccination a pu être possible grâce à un don de 10 000 doses de vaccins fait par Africa CDC.
La riposte contre cette maladie bénéficie de l’aide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des partenaires techniques et financiers.
Il faut noter que 9 districts sanitaires du littoral (dont le chef-lieu est Douala) se comptent parmi les 59 affectés sur l’ensemble du territoire national.
Zoonoses
Au Cameroun, l’épidémie a été officiellement déclarée le 14 novembre 2025 et le bilan dressé par le ministère de la Santé publique (MINSANTE) au 2 avril 2026 fait état 207 cas suspects, 37 cas, aucun décès confirmé.
Les cas se répartissent dans les régions du Centre (4 cas) Littoral (24 cas actifs), Est (1 cas) Sud-Ouest (6 cas) et Nord-Ouest (2 cas).
Ce sont au total, cinq des dix régions du pays qui sont déjà touchées par la maladie.
Compte tenu de sa propagation, les autorités camerounaises ont décidé de cibler les couches les plus exposées à la contamination comme les personnels soignants.
Une question demeure : comment immuniser les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où l’on dénombre des cas de MPOX ?
Ces régions, en guerre depuis novembre 2016, se trouvent encore parmi les cinq où l’on compte des personnes affectées par la variole du singe.
Dans cette partie dite anglophone du Cameroun parce que l’anglais est la langue officielle de communication, il y a des restrictions au mouvement.
A cause de ces restrictions, plusieurs initiatives échouent.
Ce qui fait craindre certains experts qui prédisent la présence permanente des réservoirs des maladies infectieuses, surtout à l’ère de l’émergence de ces dernières, notamment des zoonoses (celles transmises à l’homme par les animaux), comme la MPOX à cause de la destruction des écosystèmes naturels et des habitats de certains animaux, sauvages, particulièrement.
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