La Directrice du Centre ODAS qui participe personnellement au dialogue multipartite sur la santé de reproduction à Yaoundé, apprécie par ailleurs les efforts du Cameroun en matière de mutualisations des contributions.
La Directrice du Centre ODAS qui participe personnellement au dialogue multipartite sur la santé de reproduction à Yaoundé, apprécie par ailleurs les efforts du Cameroun en matière de mutualisations des contributions.
« Je pense qu'en Afrique francophone, nous faisons quand-même beaucoup d'efforts. Vous savez, le plaidoyer sur les questions de santé de la reproduction globalement sont très reliés à la coordination. C'est-à-dire qu'il faudrait que toutes les parties prenantes jouent leurs partitions. Les questions de santé de la reproduction sont dans des engagements internationaux, régionaux. Tant que ces engagements restent sur du papier et ne se concrétisent pas en matière de domestication, C'est-à-dire que nous n’appliquions pas ces textes-là au niveau national dans les pays, cela demeure des engagements et des vains. Cela peut être un des points de blocage que nous identifions. »
« Le deuxième blocage est la question du cloisonnage du plaidoyer. C'est ce que nous, en tant qu'ODAS, essayons de rectifier. Nous pensons que pour certains enjeux, tels que les enjeux de la santé de la reproduction globalement, nous parlons de vie de femmes, nous parlons de vie de jeunes filles, nous parlons d'un taux de mentalité élevé. La prise de conscience collective doit amener à ce qu'on travaille ensemble. Que les gouvernements et les institutions puissent travailler avec les partenaires de la société civile. Les partenaires de la société civile incluent les organisations de jeunes et les organisations féministes dans les différentes actions. Si nous avons une synergie d'actions, nous pensons que cela peut contribuer favorablement à la réduction, en tout cas à des avancées considérables en matière de réduction des décès maternels dans la région et au Cameroun. »
« Alors, nous avons un mandat régional. Ça veut dire que nous travaillons dans 22 pays d'Afrique francophone et nous travaillons de la même manière dans tous les pays. Mais comme vous le savez, les cadres législatifs ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Les difficultés aussi, les chiffres ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Nous avons effectivement une attention particulière dans certains pays plutôt que d'autres. Mais en réalité, nous avons un mandat régional francophone, Afrique de l'Ouest, Afrique centrale et Madagascar. Le Cameroun fait donc partie de nos pays. »
« Oui, absolument. Très honnêtement, depuis 2024, nous avons mis en place au niveau du Cameroun un think-tank groupe. Ça veut dire que c'est un ensemble d'acteurs qui se sont mis ensemble spontanément pour pouvoir travailler et mettre en place des feuilles de mots de plaidoyer sur la question de la réduction des décès. Aujourd'hui, la diversité des partenaires que nous avons dans la salle démontre à juste titre que le cloisonnement aujourd'hui n'est plus un défi et que nous sommes en train d'avancer vers des solutions. »
« Non, non, effectivement, c'est très préoccupant. Vous savez, le travail qu'on fait, pour pouvoir tenir, il faut avoir un engagement très fort. Je veux dire que nous dormirons sur nos deux oreilles quand on aura atteint une certaine justice reproductive pour les femmes et les jeunes filles. »
« C'est possible. Et c'est pour cela que nous sommes en train de mettre toutes les chances de notre côté. C'est possible, nous y croyons. Et pourquoi pas faire du Cameroun un pays pilote où nous pourrons affirmer l'effectivité de ses droits et des services de santé de qualité pour les femmes et les jeunes filles. »
« Je pense que la Task Force Média a un très grand rôle à jouer au sein du mouvement ODAS globalement. C'est la raison pour laquelle nous l'avons mise en place et que nous sommes engagés à l'accompagner. Vous savez, les médias ont un rôle très important dans la société globalement. Combien de fois nous avons fait ressortir la question de l'avortement non sécurisé en lien avec la mortalité maternelle. Aujourd'hui, nous avons les chiffres parce que nous sommes dans un cadre de travail dans lequel nous avons accès à ces données. La majeure partie de la population n'a pas accès à ces données. Les femmes et les jeunes filles ne savent pas ce qui se passe concrètement. Les femmes et les jeunes filles ne savent pas concrètement, dans certaines régions aussi, leurs droits. Et ça, c'est le rôle aussi de la Task Force Média, c'est de promouvoir vraiment porter ces communications-là, d'informer globalement sur ce qui est déjà faisable. Parce qu'il y a quand même des acquis, il ne faudrait pas qu'on les néglige et donc il faut informer largement, sensibiliser les femmes, sensibiliser les jeunes filles et pouvoir jouer donc ce rôle de communication. Le rôle des journalistes. »
« Oui, je pense que c'est un droit et qu'il faudrait qu'on renforce encore plus la synergie d'action aussi au niveau de la Task Force pour qu'on ait une dynamique régionale plutôt que des dynamiques pays. Ça, c'est mon souhait. Je dormirai de mes deux oreilles quand ce sera faisable. Je suis contente d'être là. Il y a beaucoup d'espoir. Je pense qu'il y a beaucoup d'engagement politique. Vous avez vu le ministère de la Santé et les autres départements qui sont largement représentés. Beaucoup d'espoir, beaucoup d'attente et on croise les doigts. À l'horizon 2030, peut-être que nous pourrons non seulement dormir de nos deux oreilles, mais aussi célébrer davantage. »
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