Celles-ci sont contenues dans une circulaire récente de Jules Doret Ndongo.
Par Sintia Dounang
Celles-ci sont contenues dans une circulaire récente de Jules Doret Ndongo.
Par Sintia Dounang
Le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de partenariats dans les associations, ONG et autres du secteur forestier et faunique. Désormais pour travailler avec le MINFOF, il est question pour les acteurs de répondre à un certain nombre de critères rigoureux, prouvant leur sérieux et leur engagement envers une gestion durable des ressources naturelles.
En effet, cette nouvelle politique, incarnée par une circulaire récemment publiée, vise à garantir une meilleure coordination et une plus grande transparence dans les projets et programmes mis en œuvre dans le secteur. « Nous avons constaté qu'il y a plusieurs acteurs qui interviennent sans qu'il y ait un cadre de collaboration, certains sont même reconnus comme partenaires et utilisent ces instruments de collaboration à des fins inavoués. Certains sollicitent des endossements de projets pour solliciter des fonds auprès des bailleurs sans impliquer le MINFOF dans la mise en œuvre. Ce qui est plus important c'est qu'il y a beaucoup de financements qui sont mobilisés et dont nous ne sommes pas au courant. C'est fort de cela que le ministre a prescrit un état des lieux », a déclaré Georges Mouncharou, directeur de la coopération au MINFOF.
Ainsi, désormais, pour être reconnu comme partenaire du MINFOF, organisations, associations, ONG, etc. doivent être légalement reconnues, c'est-à-dire avoir des statuts et être enregistrées au registre du commerce ; fournir un plan de localisation, un numéro d'identification fiscale, une attestation de domiciliation bancaire et une attestation de conformité fiscale ; justifier d'au moins trois années d'activités dans le secteur, produire des rapports annuels d'activités et présenter un programme triennal ; disposer d'une attestation d'immatriculation employeur, être prête à accueillir des missions de suivi-évaluation et des stagiaires ; démontrer un engagement envers les principes de gestion durable des forêts et de la faune, et respecter les lois et réglementations camerounaises en vigueur.
Par ailleurs, des exigences supplémentaires sont mises en place pour ce qui est des Mémorandums d'Entente (MoU). A cet effet, les personnes morales souhaitant en signer avec le MINFOF doivent en plus des précédentes exigences répondre à des conditions spécifiques. Il s'agit notamment, d'avoir une autorisation d'exercer et plus particulièrement d'exercer au Cameroun, pour ce qui est des organisations étrangères (obligatoire) ; avoir une autorisation de l'organisme-mère donnant mandat de signer le MoU ; fournir les rapports annuels des trois dernières années avec les sources de financement, communiquer le plafond de leurs engagements financiers et produire l'organigramme de la structure ; aligner le programme triennal d'activités sur les priorités du MINFOF et les stratégies nationales de conservation ; avoir des volets spécifiques d'appui et de renforcement des capacités opérationnelles du MINFOF, ainsi que la promotion du transfert de connaissances et de compétences.
Il s'agit également d'impliquer de manière accrue le MINFOF dans l'identification et la maturation des projets pour une gestion efficace. Cette mesure vise à assurer leur alignement sur les stratégies nationales et les Objectifs de Développement Durable (ODD). Les projets devraient également avoir un cadre de collaboration pour la mise en œuvre et le suivi-évaluation, dirigé par un comité de pilotage présidé par un haut responsable du MINFOF.
En outre, la circulaire précise que tout projet à endosser par le MINFOF doit être soumis au moins un mois avant la date butoir. Quant au renouvellement du partenariat, le MoU se signe pour trois ans et la reconduction se fait sur la base des recommandations du comité de suivi-évaluation, explique Georges Mouncharou
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