Des organisations non-gouvernementales craignent un bilan lourd à cause de la gestion inappropriée des cas.
Par la Rédaction avec Paulina Zidi, RFI
Des organisations non-gouvernementales craignent un bilan lourd à cause de la gestion inappropriée des cas.
Par la Rédaction avec Paulina Zidi, RFI
La République Démocratique du Congo (RDC), enregistre la 17è épidémie de fièvre hémorragique Ebola sur son territoire depuis un mois.
La province de l’Ituri, à l’est du pays, entre la capitale provinciale Bunia et la cité minière de Mongwalu au nord est l’épicentre de cette maladie qui continue de se propager malgré le début de la riposte le 15 mai ; 192 personnes sont déjà décédées et 808 cas ont été déclarés.
Dans un pays où cette maladie qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, a déjà tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.
Il y a quelques jours, les équipes de Médecins sans frontières (MSF) à Kinshasa faisaient observer qu’il n’existe pas de cartographie de malades ; en d’autres, qu’il n’existe pas d’informations sur une possibilité de la propagation de la maladie ; ce qui, de surcroit, rend difficiles les interventions.
Le nombre de cas confirmés augmente graduellement.
La zone affectée par l’épidémie connaît une augmentation des ressources humaines, financières, matérielles, permettant la mise en service de plusieurs centres de traitement Ebola.
Notamment des unités indépendantes à côté des structures médicales classiques, mais qui répondent aux exigences de sécurité pour prendre en charge des patients atteints.
Cependant, selon notre consœur Paulina Zidi, il y a encore la méfiance des communautés estiment les acteurs de terrain, et donc des difficultés à détecter, tracer et isoler les cas contacts.
Le taux de suivi est aux environs de 51%, selon les derniers chiffres des autorités congolaises.
L’objectif à atteindre pour maitriser l’épidémie, c’est plus de 90%.
Or, ce chiffre a baissé ces derniers jours : on était à plus de 60% la semaine précédente.
La présence de nouvelles zones affectées par Ebola ne facilite pas la transmission des moyens logistiques en urgence.
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