Il a été validé le 16 janvier dernier à Yaoundé pour une période de cinq ans (2026-2030)
Il a été validé le 16 janvier dernier à Yaoundé pour une période de cinq ans (2026-2030)
La guerre dans la partie anglophone du Cameroun (régions du Nord et Sud-Ouest) n’épargne pas le secteur de la conservation de la biodiversité. Créé par le décret n° 2009/2272/PM du 18 décembre 2009, le parc national du Mont Cameroun, d’une superficie de 58 178 hectares, situé dans la région du Sud-Ouest, connaît des défis qui se sont amplifiés du fait de l’insécurité. « Les déplacements des populations à cause de la guerre font peser une menace sur le parc national du Mont Cameroun parce que ces déplacés coupent la forêt pour construire des habitations. Nous disons merci pour ce plan de gestion qui va aider à la renforcer la conservation de cet espace. Nos enfants et leurs descendances pourront aussi découvrir sa richesse. C’est un espace où l’on trouve des éléphants, des panthères, des gorilles, etc. », a déclaré le Chef supérieur Bakwere de Buea, sa Majesté Esuka Endeley.
« Le parc a été créé pour la conservation des espèces animales et végétales et de leurs habitats, la protection des forêts de montagne, la contribution à l’amélioration du bien-être socio-économique des communautés locales et la promotion de sources potentielles de revenus grâce à l’écotourisme », a reconnu Joseph Nyongwe, le Secrétaire général du ministère des Forêts et de la Faune (Minfof), représentant du ministre Jules Doret Ndongo, empêché. Le Mont Cameroun, encore appelé « Char des dieux », d’une altitude de 4090 mètres, est situé au cœur de ce parc «Ce refuge du Pléistocène se caractérise par un remarquable gradient altitudinal de végétation, allant des forêts de plaine au niveau de la mer aux savanes et prairies sommitales, en passant par les forêts. Le parc national du Mont Cameroun se distingue par son exceptionnelle biodiversité et la richesse de son patrimoine culturel. À ce titre, il mérite une attention particulière et une gestion durable afin de préserver cet écosystème, à la fois d’une grande richesse écologique et d’une importance capitale », a indiqué le Secrétaire général du Minfof. Et celui-ci d’ajouter : « Le Cameroun abrite l’une des biodiversités les plus riches d’Afrique centrale, et le parc national du Mont Cameroun constitue l’un de ses plus précieux réservoirs de ressources naturelles. Ce massif exceptionnel est doté d’une biodiversité unique, de paysages spectaculaires et de ressources naturelles vitales, notamment des bassins versants et des espèces de plantes médicinales. Il représente également un corridor écologique stratégique, reliant les forêts côtières atlantiques aux écosystèmes montagnards d’Afrique centrale. En ce qui concerne la faune sauvage, la région abrite des éléphants, des chimpanzés et de nombreuses espèces d'oiseaux, dont plusieurs espèces endémiques. »
Des validations au niveau local
« Suite au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992, le Cameroun s'est engagé dans un processus ambitieux de gestion durable de ses ressources naturelles. À cet égard, il convient de rappeler que l'article 23 de la loi n° 2024/008 du 24 juillet 2024 stipule que « les forêts permanentes doivent couvrir au moins 30 % du territoire national et refléter la diversité biologique et écologique du pays ». Le Cameroun dispose d'un vaste réseau de conservation comprenant 22 parcs nationaux terrestres et marins, 6 sanctuaires de faune sauvage, 5 réserves fauniques, 3 jardins zoologiques, 26 zones de chasse gérées par les communautés et 46 zones de chasse », a rappelé Joseph Nyongwe.
La validation nationale du plan d’aménagement et de gestion du parc national du mont Cameroun a fait suite à des validations au niveau local, comme l’a indiqué Liliane Lionie Nadia Nhiomog, sous-directeur des aires protégées au Minfof.
"Le Gouvernement du Cameroun a toujours démontré son ferme engagement à associer toutes les parties prenantes à la gestion des ressources forestières et fauniques, comme en témoigne votre présence ici aujourd'hui. L'expérience a montré que la gestion de ces zones implique de concilier les objectifs de conservation de la biodiversité et les priorités de développement socio-économique. Pour relever ce défi, un cadre de planification et de réglementation a été mis en place afin d'orienter et d'harmoniser les actions de toutes les parties prenantes opérant au sein des Aires Protégées", a indiqué le représentant du Minfof. "À cet égard, le paragraphe 2 de l'article 27 de la loi forestière relève que chaque forêt permanente est dotée, selon le cas, d'un plan de gestion ou d'un plan de gestion simplifié ». Selon lui , le plan de gestion constitue donc le principal outil guidant le Conservateur et les autres parties prenantes dans la réalisation des objectifs fixés. Le processus a bénéficié du soutien technique et financier du Programme de gestion durable des ressources naturelles de la région Sud-Ouest (PSMNR-SWR), avec le soutien financier de la coopération allemande.
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