Les recherches sont menées par l’Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomiques (INERA) Mulungu et CIAT en collaboration avec le programme PABRA académie de la République Démocratique du Congo.
Par René BAGALWA
Responsable de la Cellule de Communication – INERA Mulungu
L’Ingénieur agronome Bahati Bujingo est un chercheur, agent engagé au centre de recherche de l’INERA Mulungu et bénéficiaire de la bourse du troisième cycle dans le cadre du projet dénommé PABRA académie qui soutient la recherche de la culture des haricots bio-fortifiants en Afrique.
Dans le cadre de ses recherches et pour renforcer les innovations de l’Institut National pour l’Etude et la Recherche agronomiques (INERA) en sigle dans le domaine de la culture des haricots bio-fortifiants, il a mis sur pied des champs climato-intelligents installés dans une serre métallique bien couverte et qui est épargnée du soleil et de la pluie. Il s’agit d’un milieu culturel qui est adapté à la valorisation des haricots bio-fortifiants résilients.
Ce milieu fermé contient des bassins et dans chaque bassin contient du sol stérilisé qui constituent des parcelles pour cette culture.
-Pourquoi une culture climato-intelligente ?
Comme dans tous les domaines de la recherche, chaque culture a ses obligations et ses conditions adaptées à chaque semence.
Pour le Chercheur BAHATI BUJINGO, agent à l’antenne du Programme National des légumineuses à l’INERA Mulungu, cette étude vise à réaliser des évaluations pour adapter les cultures dans les conditions contrôlées ou semi-contrôlées.
Dans cette serre, il contrôle la pluie, le soleil et les effets climatologiques.
Ce travail vise encore à évaluer les effets des stress hydriques de semences dans le milieu culturel à différents stades et dans chaque parcelle représentée par un bassin abritant différentes variétés.
Quelles sont les différentes activités réalisées au cours de cette étude qui a duré trois mois.
Au total cinq éléments étaient évalués tout au long de ce travail. A titre illustratif :
. Evaluation des effets de stress hydriques des haricots dans la serre. Il s’agit d’une étape cruciale d’étudier les conditions de la sècheresse et des inondations pendant cette période.
Evaluation de l’influence sur le rendement et la teneur en fer et en zinc des haricots cultivés dans ce milieu.
Evaluation de la concentration en anti-nutriments des haricots.
Evaluation de la carence en eau et la température dans ce milieu.
En dernier lieu, l’évaluation de l’augmentation de la durée de la cuisson des haricots pour se rassurer de l’obtention d’une variété qui permet d’économiser la durée de la cuisson , économie des charbons ou bois , ceci pour contribuer à la réduction du réchauffement climatique dans la région .
Les variétés en expérimentations
Pour cette première phase, 4 variétés cultivées faisaient objet de la recherche entre autres
« CODM/B001,
-CODMLB001,
-CODMLB449 et
HM21-7».
Il s’agit des variétés des haricots bio-fortifiés cultivées dans plusieurs pays africains y compris la République Démocratique du Congo avec leurs caractères.
Ces variétés se distinguent par la croissance rapide, la multiplication rapide, la courte durée lors de la cuisson et sont riches en fer et en zinc qui sont des éléments nécessaires pour le corps humain.
« A en croire Mr BUJINGO, toutes ces variétés ont suivi un processus normal en passant par la période de semi, l’entretien, la floraison, le remplissage des gousses, la sécheresse des gousses, jusqu’à la récolte »
C’est ce mercredi 01 Avril 2026 qu’a eu lieu la récolte de ces différentes variétés. Chaque quantité a été pesée pour évaluer le rendement de la production.
Ensuite, déterminer le nombre des plantes semées, le nombre des gousses d’haricots par plante en vie d’évaluer la biomasse de chaque unité expérimentale pour les différents stades de croissance
Après cette opération, suivra aussi le comptage des nombres des graines récoltées par gousse, plante, variétés et mesurer le poids de la quantité récoltée des graines.« La dernière étape de cette recherche consistera à analyser les résultats dans le laboratoire moderne en OUGANDA pour confirmer les résultats de cette recherche devant l’équipe de CIAT et PABRA académie avec comme finalité d’arriver à la multiplication et à la vulgarisation de ces variétés résilientes dans le souci de promouvoir ces matériels dans la communauté , booster les revenus et stabiliser la sécurité alimentaire à travers les haricots bio-fortifiés en Afrique en générale et en République Démocratique du Congo en particulier souligne Mr BAHATI BUJINGO ».
Pour se rassurer de l’évolution de la récolte et des résultats, le chercheur et son équipe poursuit l’identification et le comptage des gousses et des graines en utilisant le kilogramme pour déterminer la quantité récoltée.
Cette étude offrira des opportunités aux agriculteurs de l’Est de la RDC et ceux du Sud-Kivu en particulier à accéder aux semences d’haricots de près base et de base de qualité améliorée grâce à cette recherche réalisée à l’INERA MULUNGU au Sud-Kivu par ce chercheur et l’antenne PNL.
Notez que ce centre est reconnu comme grenier culturel de haricot en RDC.
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