Lors de la discussion organisée le 24 juin à Yaoundé pendant l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Autorité de cet espace, des pièges à éviter ont été livrés.
Lors de la discussion organisée le 24 juin à Yaoundé pendant l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Autorité de cet espace, des pièges à éviter ont été livrés.
Le réchauffement climatique reste un gros problème qui draine un lot de nuisances pour la planète. L’homme en est en même la cause et la victime.
Et les pays du Sud, bien que moins impliqués dans les causes et porteurs des solutions grâce aux trois forêts tropicales humides (Amazonie, Bassin du Congo et Bernéo Mékong) qu’ils abritent, subissent considérablement les conséquences qui vont jusqu’à menacer l’ordre sur leurs territoires.
Pour gérer ce déséquilibre, la Conférence des parties sur le climat (COP) a mis en place des mécanismes qui prévoient des compensations.
C’est par exemple le principe « pollueur-pailleur », qui est une interpellation de ceux dont les activités polluent la nature à financer pour limiter les désagréments sur les autres pour lequel a été créé le Fonds vert pour le climat (FVC) créé en 2010 à la COP16 à Cancun.
Ce fonds qui aide les pays en développement à investir dans des projets à faible indice carbone doit être renfloué par les pays industrialisés, considérés comme de pollueurs à cause de leurs activités.
Il faut rappeler que le réchauffement climatique est attribué à l’homme parce que ses activités, industrielles (utilisation des énergies fossiles), réduisent les délais de la survenance naturelle de ces dérèglements.
Car, selon des experts, des phénomènes extrêmes qui s’accentuent ces derniers temps auraient eu lieu en 2100, si l’homme n’agissait pas négativement sur la nature.
L’Afrique en général et le Bassin du Niger, en particulier, pourrait perdre 30% de son produit intérieur brut (PIB) annuel, si le réchauffement de la température atteint 3°C.
L’Afrique compte des solutions.
Pour l’Afrique de l’Ouest, par exemple, la Banque ouest africaine de développement (BOAD) qui voudrait affecter 25% de son enveloppe pour des projets verts d’ici 2030, comme l’a indiqué son représentant, le Fonds régional du changement climatique (FRACC) présenté comme une initiative très rentable pour l’Autorité du Bassin du Niger.
« Le FRACC est très rentable pour les Etats ; pour un franc investi, la récolte est de 4,2 francs », a soutenu son représentant Edmond Kaboré
et le Programme intégré de développement d’adaptation au changement climatique (PIDACC/BN), désigné comme un exemple d’initiative réussi et la banque panafricaine, ECOBANK qui se serait déjà lancée dans les financements verts il y a deux mois.
Mais les Etats africains et ceux de l’ABN aspirent aussi aux financements disponibles auprès du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Fonds sur les pertes et dommages.
Sauf que la difficulté d’accès à ces fonds n’encourage pas toujours la formulation des demandes.
Armel Mewouth de l’UICN, le retrait de l’un des gros contributeurs au fonds climat a eu un impact sur l’enveloppe qui est passée de 5,33 milliards de dollars à 3,9 milliards de dollars.
Ce qui rendre la compétition plus rude.
Toutefois, pointe cet expert, il faut avoir à l’esprit que les premières exigences sont :
« le choix de la thématique et celui de l’agence »
étant donné que pour le FEM, seuls, le changement climatique, la dégradation des terres, les eaux internationales, la gestion des déchets chimiques, la gestion de la pollution par le mercure sont bancables et le changement climatique, la biodiversité et la dégradation des sols sont prioritaires pour le FVC.
18 agences sont habilitées à porter des demandes de financement.
Au nombre de celles-ci l’UICN, la Banque africaine de développement (BAD) et la BOAD.
Pour des résultats probants, René Schieritz du Global Water Partnership en Afrique du Sud, il faut trouver une critique régionale des experts pour la rédaction des projets bancables.
Armel Mewouth a précisé que contrairement au FEM, les financements du FVC ne sont pas des crédits.
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