Impressionné par les avancées du Cameroun en matière d’inclusion sociale du handicap, le président d’une association de défense des droits des personnes handicapées à Madagascar rêve déjà de voir se tenir de telles assises dans son pays.
Impressionné par les avancées du Cameroun en matière d’inclusion sociale du handicap, le président d’une association de défense des droits des personnes handicapées à Madagascar rêve déjà de voir se tenir de telles assises dans son pays.
Venu de Madagascar pour le symposium africain sur l’inclusion sociale qui se déroule à Yaoundé, au Cameroun, du 28 au 30 octobre 2026, Maixent Ndremaso Marius vit avec un handicap moteur depuis sa tendre enfance. Le soutien inconditionnel de sa famille lui a permis d’aller à l’école et aujourd’hui, il travaille dans le domaine de l’informatique.
« Moi, je suis bricoleur en informatique. Je n’ai pas eu beaucoup de difficultés à aller à l’école parce que mon papa et ma maman m’ont encadré. Ils m’accompagnaient à l’école sur une chaise roulante ; à midi, je ne rentrais pas mais mes frères et mes sœurs venaient me donner mon repas à l’école. J’ai pu me marier avec une fille valide, nous avons eu trois enfants dont je m’occupe seul aujourd’hui parce que ma compagne est décédée », a-t-il confié.
Conscient des difficultés rencontrées par des personnes vivant avec un handicap dans son pays, Maixent Ndremaso a créé en 2021, une association qui regroupe 205 membres de toutes conditions.
« Dans notre association, créée en 2021 et qui compte 205 membres (personnes vivant avec un handicap, parents, bienfaiteurs et personnes valides), nous faisons la promotion des droits des personnes vivant avec un handicap, parce qu’il faut les protéger face à la discrimination, à la violence. Elles subissent souvent des violences physiques liées à l’accessibilité aux édifices, dans les transports et les autres structures » a-t-il révélé.
Pour lui, les autorités camerounaises montrent une volonté manifeste à changer la situation des personnes vivant avec un handicap.
« Le Cameroun a un ministre des Affaires sociales qui sait collaborer avec tout le monde, elle est ouverte au dialogue, ce qui est encourageant pour faire avancer le plaidoyer avec l’Etat et faire avancer l’inclusion des personnes vivant avec un handicap », a-t-il reconnu.
Et d’ajouter :
« Je trouve que le Cameroun est plus avancé que Madagascar en matière d’inclusion sociale. Cette deuxième édition du symposium sur l’inclusion sociale est très importante pour moi. A Madagascar, il y a des efforts qui sont faits pour les personnes vivants avec un handicap mais ils restent encore loin de l’objectif. »
Quoique venu apprendre, le Malgache piaffe déjà de patience de voir les choses avancer à grand pas.
« Ma présence au symposium est une opportunité pour nouer des contacts entre Africains. Je me dis que plutôt que de toujours chercher à aller en Europe ou en Amérique, les Africains peuvent gagner à se mettre ensemble pour faire avancer leurs projets. Je suis donc venu apprendre et voir comment ce rendez-vous peut aussi se tenir à Madagascar l’une des prochaines fois », prévoit-il.
Il souhaite repartir dans son pays avec un élément de motivation pour la cause portée par le symposium de Yaoundé par d’autres pays du continent.
« Je souhaite que le comité d’organisation de la deuxième édition du symposium sur l’inclusion sociale en Afrique produise des lettres de plaidoyer à adresser aux pays africains même ceux qui ne sont pas représentés à ces assises. Je pourrai remettre la correspondance aux autorités de mon pays », ambitionne Maixent Ndremaso Marius.
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