Au cours d’une cérémonie, en présence du représentant du ministre de la communication dans les locaux de la Radio Amplitude FM à Yaoundé, l’antenne du Centre du Syndicat national de journalistes du Cameroun a demandé la justice pour des hommes et femmes des médias morts dans l’exercice de leurs fonctions dont Martnez Zogo, assassiné en 2023.
Bibi Ngota, de Jules Koum Koum, de Samuel Wazizi, de Ernestine Ouandie, de Anye Nde Nsoh, de Becky Jeme Iyabo, Martinez Zogo, entre autres journalistes fauchés pendant qu’ils exerçaient leurs fonctions et dont les disparitions restent toujours non-élucidées. Ces cas, et plus singulièrement celui de Martinez Zogo a plus retenu l’attention lors de la commémoration de cette journée qui a coïncidé avec la mémoire des âmes du purgatoire chez les chrétiens catholiques. Avec un procès en cours et riche en rebondissements, la famille, les amis, collègues et connaissances du journaliste de la radio Amplitude FM, lieu de la rencontre du 2 novembre pour la commémoration de la Journée internationale contre l’impunité des crimes perpétrés contre les journalistes, attendent et réclament justice. L’émotion qui s’est emparé de l’assistance, des journalistes de différents médias de Yaoundé et de Douala, principalement, lorsque la directrice de la radio Amplitude Fm, Elise Noubissi, a délivré son mot de bienvenue ou encore, lorsqu’en larmes, la représentante de la famille de Martinez Zogo a exprimé sa gratitude aux collègues et confrères de celui-ci qui, jusqu’ici, leur témoignent leur solidarité. « A la justice, nous demandons que toute la lumière soit faite. Rendre justice à Martinez Zogo, c’est protéger chaque journaliste camerounais », a lancé Elise Noubissi.
La menace de la sécurité des journalistes est une réalité dans le monde ; plus de 1 800 journalistes ont été tués dans le monde entre 2006 et 2025, avec un taux d’impunité d’environ 86 % en 2026. Une situation qui fait prendre un coup à la démocratie. Pourtant, comme l’a rappelé Denis Kouebo, journaliste et membre de la Commission nationale des droits de l’Homme, il existe des instruments constitutionnels et juridiques au niveau national ( la Constitution de 1996, la loi de 1990…) et des institutions telles que l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) qui protègent les droits des journalistes.
Le président de la section SNJC du Centre a relevé que le procès ouvert sur l’assassinat de Martnez Zogo est déjà un début vers la satisfaction mais il est important d’aboutir à un verdict qui punit les coupables. Le représentant du ministre de la Communication, Denis Ongba, journaliste a relevé que la démocratie va continuer à se construire au Cameroun et que sans presse, sans journaliste, il ne peut y avoir un Cameroun démocratique.
Dans son allocution de circonstance, lue par la vice-présidente nationale, Elise Kenimbeni, la présidente du bureau exécutif national, Marion Obam, a indiqué que : « Aucune société ne peut se prétendre démocratique lorsque celles et ceux qui informent le public sont menacés, agressés, arrêtés, torturés ou tués sans que justice ne soit rendue. Au Cameroun, depuis plusieurs années, des journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier ou en raison de leurs activités professionnelles. » Le SNJC a bénéficié du soutien de la Confédération des syndicats autonomes du Cameroun, représentée par son secrétaire général adjoint, Emmanuel Pakou.




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