Avec déjà 4600 décès sur 9600 cas confirmés en RDC, neuf au Kenye et un au Nigeria, les autorités camerounaises en charge de la santé veulent trouver des réponses adéquates pour éloigner cette maladie du territoire.
Avec déjà 4600 décès sur 9600 cas confirmés en RDC, neuf au Kenye et un au Nigeria, les autorités camerounaises en charge de la santé veulent trouver des réponses adéquates pour éloigner cette maladie du territoire.
C’est un appel à plus de vigilance qu’a lancé le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Face à une situation que Jean Keseya qualifie d’extrêmement grave, il faut renforcer la coopération entre les pays afin de prendre des mesures de contrôle plus appropriées qui vont limiter la circulation du pays. Déclarée en février dernier, l’épidémie d’Ebola a déjà coûté la vie à 4600 personnes en République Démocratique du Congo, l’épicentre de la maladie où 9600 malades ont été dénombrés au 18 octobre ; elle s’est aussi signalée dans d’autres pays, notamment en Ouganda (14 cas pour 2 décès déclarés), le Nigeria (un cas) et le Kenya (9 cas). Preuve qu’aucun pays n’est à l’abri de cette maladie.
Le Cameroun veut donc éviter toute surprise. Le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a réuni le personnel de ce ministère et celui des autres sectorielles afin de se préparer, non seulement pour la riposte au cas où la maladie venait à se signaler sur le territoire camerounais, mais aussi, pour des mesures de prévention.
Le Cameroun et le Nigeria partage une frontière longue de plus de 1500 kilomètres avec des mouvements permanents de personnes et des biens. Cette situation qui a souvent favorisé l’importation des virus, comme le poliovirus sauvage d’un pays à l’autre, doit normalement appeler au renforcement de la surveillance pour la prévention et des dispositifs pour la riposte.
Au Nigeria, les 44 personnes ayant été en contact avec le cas déclaré sont sous surveillance en vue de limiter la propagation du virus d’Ebola Bundibugyo. C’est peut-être pourquoi, dans une interview accordée l’Agence de presse du Nigeria (NAN) Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré : « Nous avons pleinement confiance dans l’aptitude et les capacités des autorités sanitaires du gouvernement nigérian à gérer ce cas isolé »
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