Après un cas de cette maladie confirmée au Nigeria, le gouvernement camerounais multiplie les mesures préventives pour empêcher l’introduction du virus sur le territoire national.
Après un cas de cette maladie confirmée au Nigeria, le gouvernement camerounais multiplie les mesures préventives pour empêcher l’introduction du virus sur le territoire national.
Face à la menace d’une propagation de la maladie à virus Ebola depuis le Nigeria voisin, le Cameroun renforce son dispositif de surveillance sanitaire aux différentes portes d’entrée du territoire. Le 23 octobre 2026, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, s’est rendu à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pour évaluer les capacités de détection, d’isolement et de prise en charge d’éventuels cas suspects. Cette vigilance s’explique notamment par la proximité géographique et l’intensité des échanges entre le Cameroun et le Nigeria, qui partagent plus de 2 000 kilomètres de frontières terrestres et maritimes.
À l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen, le dispositif prévoit notamment la prise de température des passagers à leur descente d’avion, la mise à disposition de gel hydroalcoolique et l’utilisation d’une caméra thermique pour détecter d’éventuels voyageurs présentant de la fièvre.
Pour le ministre de la Santé publique, ces contrôles visent avant tout à prévenir l’arrivée du virus. « Le premier objectif, c’est d’empêcher l’introduction sur notre territoire de ce virus », a-t-il déclaré. Il a également annoncé l’extension des inspections à l’aéroport international de Douala, aux ports et aux autres points d’entrée du pays.
Les autorités sanitaires insistent par ailleurs sur la nécessité d’identifier rapidement tout cas suspect, de l’isoler et d’assurer sa prise en charge, tout en renforçant la protection des personnels de santé. Au 23 octobre 2026, aucun cas d’Ebola n’avait été enregistré au Cameroun. La priorité reste donc l’anticipation, afin d’éviter une introduction du virus et de garantir une riposte rapide en cas d’alerte.

Le 22 octobre, une réunion de crise du Comité stratégique des urgences sanitaires, présidée à Yaoundé par Manaouda Malachie, a permis d’évaluer le niveau de préparation du Cameroun. Cette mobilisation intervient après la confirmation, le 20 octobre, d’un cas importé d’Ebola de souche Bundibugyo à Abuja, au Nigeria, ainsi que de 44 personnes contacts identifiées. La patiente, qui avait récemment séjourné en Ouganda, a été placée sous surveillance médicale.
Au terme de la réunion d’urgence à Yaoundé, des mesures prioritaires ont été arrêtées, notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique, la mise en alerte des formations sanitaires publiques et privées, l’amélioration des capacités de diagnostic et la mobilisation des équipes d’intervention rapide.
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