La Journée africaine de lutte contre les faux médicaments célébrée le 21 octobre 2026 a été l’occasion de sensibiliser les populations aux dangers des produits pharmaceutiques illicites.
La Journée africaine de lutte contre les faux médicaments célébrée le 21 octobre 2026 a été l’occasion de sensibiliser les populations aux dangers des produits pharmaceutiques illicites.
Traitements inefficaces, complications sanitaires, voire décès. Les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure continuent de représenter une menace pour la santé des populations. En 2026, le trafic de médicaments illicites demeure préoccupant au Cameroun. Selon les Douanes camerounaises, l’opération CRIPHARM XI, qui est une action spéciale régionale de lutte contre le trafic illicites des produits pharmaceutiques et des produits dangereux, a permis de recenser 41 cas d’infractions et 131 saisies de produits illicites sur le territoire national. Le 10 septembre, plusieurs milliers de cartons de médicaments suspects ont également été saisis à Yaoundé. Plus récemment, le 17 octobre, 6,2 tonnes de médicaments périmés, de contrebande et falsifiés ont été détruites à Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua.
À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre les faux médicaments, commémorée le 21 octobre 2026 à Yaoundé, les autorités sanitaires ont réaffirmé leur engagement à sécuriser la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Placée sous le thème « Faux médicaments, vrai danger : ensemble, sécurisons la chaîne d’approvisionnement au Cameroun pour une meilleure couverture santé universelle », cette commémoration s’est tenue au siège de la Centrale nationale d’approvisionnement en médicaments et consommables médicaux essentiels (CENAME).
Face à cette situation, les autorités misent sur le renforcement des contrôles, la traçabilité des produits et la sensibilisation des consommateurs. L’accès aux médicaments essentiels à moindre coût constitue également un moyen de réduire le recours aux circuits informels. À ce sujet, le directeur général de la CENAME, Dr Salihou Sadou, a rassuré, au micro de Canal 2 international, sur la disponibilité des médicaments dans les formations sanitaires publiques et confessionnelles. Il invite par ailleurs les usagers à vérifier l’affichage des prix dans les hôpitaux.
Au-delà de l’accessibilité financière, la lutte contre les faux médicaments nécessite une collaboration entre les autorités sanitaires, les services douaniers, les professionnels de santé et les populations. L’objectif est de garantir l’accès à des produits sûrs et efficaces, tout en limitant les risques liés à la consommation de médicaments provenant de circuits non autorisés.
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